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L’augmentation des impôts comme seule perspective pour les Burgiens

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Sans grande surprise là non plus, le Maire a proposé pour 2012 une augmentation des taux d’imposition de 1%. Sans que cette hausse ne soit justifiée, la majorité actuelle poursuit la hausse de la pression fiscale et ce, de façon automatique et idéologique. En seulement 4 ans après l’élection d’une nouvelle majorité socialiste à la tête de la Ville, les Burgiens ont subi une augmentation de + 13% des impôts…

Pourtant le Maire lui-même avait convenu au cours du débat d’orientation budgétaire que cette augmentation n’était absolument pas nécessaire.

Cette hausse n’était pas nécessaire en raison notamment de l’augmentation attendue des droits de mutation et de la taxe locale sur la publicité extérieure.  La surestimation des dépenses imprévues à hauteur de 283 K€ (contre 50 K€ en 2011) montre bien d’ailleurs que cette hausse de fiscalité n’était pas indispensable.

Elle s’inscrit ainsi dans une logique d’augmentation continue des impôts revendiquée et assumée comme étant automatique…voire idéologique. Un terme d’ailleurs révélateur est utilisé en appelant cette augmentation une « actualisation », comme si la vocation des impôts était d’être constamment en augmentation.

C’est sans compter que l’actualisation, la véritable actualisation, celle qui tient compte de l’inflation prévue, est déjà inscrite dans la loi de finances de 2012 qui l’a fixée à +1,8% pour cette année.  A cette actualisation de + 1,8%, l’équipe municipale rajoute donc une augmentation de 1%, qui elle-même vient se rajouter à celle de +1% l’an dernier, +2,5% en 2010 et +8% en 2009.

C’est donc une augmentation des impôts de près de 13% que les Burgiens subissent depuis 4 ans.

La contestation des choix gouvernementaux : un comportement non républicain

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Un conseil municipal est-il le lieu de remises en cause systématiques des décisions gouvernementales ? Certainement pas…malheureusement nous ne pouvons que regretter les dérives de la majorité en place : la politisation de la vie municipale est permanente et il ne se passe pas un conseil municipal sans polémique déplacée.

Lors du dernier conseil municipal de janvier, nous en avons encore eu une illustration parfaite, on pouvait lire dans le rapport de présentation du budget les termes « asphyxie » ou « choix gouvernementaux contestables ».

Retour sur l’intervention de Xavier Breton :

« A propos de ce budget justement, je voudrais revenir sur deux désaccords évoqués en séance. Ces désaccords concernent la maîtrise des dépenses publiques et le calcul des dotations de l’Etat et ont des conséquences importantes sur les choix qui sont ensuite opérés dans le budget même.

En ce qui concerne la maitrise des dépenses publiques, la divergence d’appréciation porte sur la participation des collectivités territoriales, et donc de notre Ville, à l’effort national de redressement des finances publiques.

On le sait le Gouvernement a engagé cet effort et a fait des choix pour que cet effort s’applique principalement aux budgets de l’Etat et de la Sécurité Sociale, mais en impliquant aussi les collectivités territoriales.

Or vous contestez expressément ces choix.

Nous pouvons tout d’abord nous interroger sur le comportement républicain d’élus locaux qui contestent les choix d’un Gouvernement démocratiquement nommé.

Nous aurions bien au contraire apprécié d’entendre un message d’adhésion à cet effort qui fait appel à l’unité nationale et à la mobilisation de tous.

Nous aurions aimé lire une phrase qui aurait montré que la Ville de Bourg, au-delà de nos divergences, comprenait et partageait la nécessité des efforts à faire.

Au lieu de quoi, vous nous parlez d’asphyxie, d’étranglement, de désengagement.Nous le regrettons profondément ».

« La ville doit attirer de nouveaux habitants ! »

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C’est la déclaration faite par Monsieur l’adjoint à l’urbanisme (09-11)dont chacun sait qu’elle hante tous les élus depuis la mandature d’André Godin, date à laquelle Bourg a commencé à voir stagner et baisser sa population. En effet sans habitants, inutile de construire, agrandir, développer une ville !

Cette belle déclaration, réitérée par le maire dans ses interventions, reste pour l’heure au stade du verbe. En effet, quelle politique innovante en lien avec les autres acteurs locaux, quelle stratégie adaptée pour voir arriver dans notre cité de nouveaux habitants ?

Tous les édiles savent que l’attractivité d’une ville ne se mesure ni aux bonnes intentions ni aux fastueuses animations, qu’il ne suffit pas de décréter « la ville doit attirer des habitants » pour que les logements se remplissent. On mesure l’inanité de telles affirmations en levant les yeux sur les immeubles où se multiplient les offres de ventes ou de locations «  Plus de 400 logements libres » soulignent les responsables de l’immobilier.

Non la véritable cause de cette non attractivité est sans aucun doute le manque d’initiative. Certes l’opération n’est guère facile dans la conjoncture actuelle, mais que fait-on pour faire connaitre les atouts de notre bassin de vie dans l’hexagone ? Quelle communication est mise en route pour répondre aux demandes des arrivants potentiels ? Quel service disponible 6 j /7 pour accueillir ceux qui viendraient chez nous ?

La fête des classes en 2…

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Xavier Breton revient sur l’élaboration du Plan local d’urbanisme et nous livre son analyse

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Lors du dernier conseil municipal, nous avons évoqué l’élaboration du Plan Local d’Urbanisme (PLU).

La Ville a ainsi engagé une réflexion sur les grandes orientations générales pour le devenir de Bourg. Ces orientations sont retranscrites dans un document appelé Projet d’Aménagement et de Développement Durable (PADD).

Le PLU est donc un document important qui fixe les perspectives et les possibilités d’aménagement pour une dizaine d’années. Par ailleurs, ce sont souvent les successeurs qui utilisent un outil décidé par leurs prédécesseurs, ce fut le cas pour le Plan d’Occupation des Sols (POS) en 2000.

Nous avons donc une obligation et un intérêt à suivre avec attention l’élaboration de ce nouveau PLU.

La ville a engagé une démarche de concertation sur ce sujet, mais finalement il y a eu peu de participation et un faible impact sur le fond. C’est ainsi qu’il est écrit : « Considérant que les orientations générales du PADD n’ont fait l’objet d’aucune modification de la part du public ».

Ces orientations nous donnent le sentiment d’un manque de souffle et d’une absence de vision globale. En effet, différents points sont abordés de façon séparée manquant ainsi de cohérence. Nous avons davantage l’impression d’un catalogue d’objectifs très généraux et d’une succession d’initiatives particulières, plutôt qu’une véritable vision cohérente et dynamique de notre ville, comme l’ont été l’arc Ouest ou la transformation d’ensemble Cours de Verdun-Champ de foire-Challes Reyssouze.

Par ailleurs, on ne voit pas du tout la relation entre les habitants qu’on veut faire venir et leurs conditions de vie, notamment en terme d’emplois.

S’agissant du logement, la présentation des orientations secteur par secteur nous a laissé l’impression d’un remplissage pour trouver du logement partout : place Carriat, dans le parc de Sainte Madeleine, dans le parc de l’Hôtel Dieu, sur le site de la SEB, etc…

Il faudrait vraiment se mettre d’accord sur les objectifs du SCOT concernant les logements dans notre bassin de vie : c’est moins un objectif quantitatif à une date donnée, qu’une solidarité organisée à l’échelle du bassin.

Ne faut-il pas faire un bilan du SCOT, voir où en est le rythme de progression des habitants et adapter les objectifs aux intentions initiales ?

Enfin pour Bourg-en-Bresse des problèmes persistent s’agissant des questions de stationnement, du prix du m2 et du montant des impôts locaux.